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Le système de santé public en Espagne

Le système public d’assurance santé espagnol s’appelle Insalud (Instituto Nacional de Gestion Sanitaria). Il repose sur des cotisations obligatoires des salariés espagnols.
 

Les médecins de la sécurité sociale espagnol sont salariés, employés par l’institut national de la gestion sanitaire. Le patient ne règle donc pas le médecin directement, assurant ainsi une tarification transparente et homogène.
 

La sécurité sociale espagnole attribue et impose les médecins traitants aux patients, en se basant principalement sur la proximité géographique.
 

Ce sont les médecins traitants qui redirigent leurs patients vers les médecins spécialistes. Ils sont donc les relais principaux vers les établissements et les spécialistes de la santé mentale en Espagne.

Le système de santé privé en Espagne

La cotisation au système Insalud est obligatoire pour les salariés. Ils peuvent néanmoins décider de cotiser, en supplément, à une mutuelle. Celle-ci dispose généralement son propre réseau d’hôpitaux, cliniques et laboratoires, ce qui permet généralement, un accès plus rapide aux soins. Ces mutuelles permettent également d’obtenir le remboursement ou la prise en charge de soins non remboursés par Insalud (frais dentaires et optiques).
 

En espagne, les assurances privées permettent aux patients de se faire rembourser les actes et soins sollicités auprès de n’importe quel médecin ou établissement (selon les modalités du contrat d’assurance).

Limites du système de santé espagnol

La régionalisation du système de santé et de l’offre de soin espagnols a entraîné des disparités sensibles de service rendu à la population.
 

Comme dans d’autres pays européens, les listes d’attente pour les spécialistes, les traitements spéciaux et les opérations non urgentes se sont allongées créant une large opportunité pour les assureurs et les offres de santé privés qui viennent compléter l’offre de soin publique.
 

La politique d’austérité récente a engendré de multiples coupes budgétaires et suppressions de postes dans les hôpitaux et les dispensaires publics, donnant un sentiment de dégradation important du service de santé public.  
 

Les délais d’accès au soin tendent à se rallonger et  les urgences sont de plus en plus saturées. Les lits sont de plus en plus sur-occupés dans les établissement publics, qui voient par ailleurs leur personnel soignant diminuer, faute de moyens.
 

La dégradation progressive de l’offre de santé publique en Espagne laisse entrevoir des problématiques similaires à celles rencontrées en France : un système de santé public basé sur la cotisation salariale, déséquilibré par le rallongement de l’espérance de vie, et soumis aux enjeux économiques et budgétaires. Face à cette précarisation du soin public, les acteurs privés représentent une offre complémentaire désormais incontournable pour assurer une offre de santé de qualité sur l’ensemble du territoire.